A la quête des métiers d’art 2018-03-27T16:39:57+00:00

À la quête des métiers d’art

Du 20 au 22 avril, le plan de la Ville de Genève se transformera en une grande carte au trésor. Chacun pourra se faire explorateur et découvrir des ateliers d’artisans, des coulisses de théâtre ou d’institutions publiques du domaine culturel.

Texte et propos recueillis par Katia Meylan

Artistes et artisans seront nombreux à ouvrir leurs portes lors des 7e Journées européennes des métiers d’art (JEMA) pour proposer des visites, des démonstrations ou même des ateliers. Cap sur celles et ceux qui ont acquis un savoir traditionnel, qui en vivent et le transmettent, qui œuvrent à un rythme différent de celui de l’industrialisation et du prêt-à-consommer.

Si l’on est à la recherche de sa voie ou tout simplement curieux, il pourrait être bon de faire un tour au Pavillon Sicli, où l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue tiendra ses quartiers.

École supérieure de bande-dessinée et d’illustration, CFP Arts. Photo: Nicolas Righetti

Toujours pour ce qui est de la formation, dans leurs locaux respectifs, les étudiants de la HEAD, ainsi que de la toute jeune École supérieure de bande dessinée et d’illustration (première volée en 2017) rendront compte du métier qu’ils apprennent lors d’ateliers participatifs.

Dans les domaines de la musique et du théâtre, on profite d’associer la découverte à un spectacle en cours. Ainsi, le luthier Kaspar Maurer propose une visite en collaboration avec la Menuhin Competition, concours itinérant international de violon qui aura lieu au printemps à Genève. Le Théâtre de Marionnettes de Genève présentera quant à lui le travail de Mathias Brügger, sculpteur de marionnettes, sur la pièce « Les petits cochons 3, le retour ».

Mathias Brügger. Photo: Théâtre des Marionnettes de Genève

 

 

Parmi les nouvelles recrues 2018 des JEMA, l’école Sogetsu sera à la Fondation Baur pour faire découvrir l’ikebana – aussi appelé kadō, en japonais la « voie des fleurs ».

La facette « art » de cette pratique apparaît clairement lorsque l’on écoute Ursula Papazian, responsable des expositions pour Ikebana International. « Avant de faire des arrangements libres, il faut apprendre les fondamentaux très codés, qui ont été élaborés au cours des siècles, prenant en compte l’équilibre, l’asymétrie, les vides et les pleins », nous apprend-elle.

Photo: Christoph Von Siebenthal

 

La facette « métier » est plus ténue. Fragile, éphémère, attachée à un espace et à un contexte, la nature de l’ikebana le rend difficile à vendre. « Au Japon, les ikebanistes sont engagés par les grands magasins pour composer les vitrines. Ici, on considère cet art plutôt comme un passe-temps, et les professionnels sont pour la plupart des professeurs », constate Ursula Papazian, qui appellerait à ce que l’ikebana soit reconnu comme un métier en tant que tel.

Le Musée des Arts d’Extrême-Orient a une relation toute particulière à cet art, puisque cela fait 50 ans que des ikebanistes en décorent les pièces ou les couloirs chaque semaine. Il accueillera par ailleurs une exposition d’ikebana du 9 au 11 mars. Lors des intenses et éclectiques JEMA, trois professeures offriront une démonstration à – qui sait – peut-être de futurs initiés?

Journées européennes des métiers d’art. Les 20, 21 et 22 avril 2018

www.metiersdart.ch