« Ce n’était qu’une poupée inanimée » 2018-03-13T12:06:15+00:00

« Ce n’était qu’une poupée inanimée »

C’est là la terrible découverte faite par le protagoniste de cette histoire, amoureux fou d’une automate. Inspiré par le conte « L’Homme au sable » d’Hoffmann, dont est extraite cette citation, « Coppélia, ou La fille aux yeux d’émail », est un ballet créé par Arthur Saint-Léon en 1870. Il sera à découvrir du 22 au 24 mars 2018 au Théâtre de Beaulieu à Lausanne, présenté par l’AFDJ.

Texte: Kelly Lambiel


Lorsqu’il apprend que l’Association pour la Formation des Jeunes Danseurs a choisi de mettre à son programme « Coppélia », Riccardo Dousse, octogénaire et conseiller artistique de l’association, décide de remettre ses chaussons pour incarner Coppélius le fabricant de poupées. Après avoir fait ses adieux à la scène il y a sept ans dans le rôle de Gepetto, l’artiste ne peut résister à la tentation de danser à nouveau ce ballet qui, bien que peu souvent monté, est un véritable bijou du répertoire classique.

La mise en scène de Pierre Wyss rend hommage à l’esprit et à la finesse originels de l’oeuvre tout en lui apportant un souffle nouveau avec des chorégraphies inédites et la création de nouveau personnages, spécialement conçus pour souligner le talent des 50 jeunes danseurs de la filière « Danse-Études ».

Elle vous plonge ainsi, avec entrain, dans l’histoire des amours contrariées de Franz et Swanilda. En effet, lorsque cette dernière découvre que Franz, son fiancé, est amoureux de Coppélia, la dernière et la plus belles des créations de Coppélius, elle décide de s’introduire dans l’atelier du fabricant de poupées pour vérifier ses doutes sur l’existence réelle de sa rivale. Lorsqu’elle réalise que Franz s’y trouve également, venu rendre visite à sa nouvelle flamme, elle décide de prendre la place de l’automate pour lui jouer un tour. Coppélius, désireux d’insuffler la vie à sa poupée, tombe sur le jeune homme et l’empoisonne afin de lui ravir son âme. Cachée sous les traits de Coppélia, Swanilda s’anime alors, met un terme aux machinations du savant fou et délivre son bien-aimé.

Les décors, les costumes et les airs festifs de mazurka, de csárdás, de danses espagnoles ou de gigues écossaises, interprétés par l’Orchestre de Ribaupierre, dirigé par Maxime Pitois et principalement composé de musiciens amateurs ou de jeunes en études professionnelles, sauront vous transporter dans cet univers espiègle, joyeux et coloré, emprunt de folklore. Avec ce spectacle le plus dansé à l’Opéra de Paris et « la plus belle comédie du ballet » selon George Balanchine, un véritable retour à l’enfance vous est proposé.

« Coppélia », les 22, 23 et 24 mars au Théâtre de Beaulieu à Lausanne

www.theatredebeaulieu.ch