La part de revendication

En cheminant dans les articles de ce numéro, un sentiment en filigrane.
Ce n’est pas seulement celui qui nous souffle que tout est possible, lorsque rallongent les jours, que les rayons du soleil permettent d’émerger de son écharpe pour voir l’inconnu·e qui se tient à côté ou de rejoindre des amis sur une terrasse au lieu de rentrer chez soi.
Il y ressemble, il est l’étape d’après, celle où tout est possible en grand aussi.
Les articles parlent de celles et ceux qui ont utilisé ce sentiment pour prendre leur élan et qui sont en route.
Une envie d’aller de l’avant, de se battre pour une cause, ou simplement – et ce n’est parfois pas si évident – de rencontrer, d’échanger, de faire découvrir.

Faire découvrir est le but de tous·tes les passionné·e· dont nous parlons.
D’abord en transmettant une richesse culturelle. Le Festival de Théâtre aux Jardins du Rosey poursuit ce but; présenter aux jeunes et au public Racine, Shakespeare, Tchekhov… autant de classiques qui font partie de notre culture, entremêlée de celle de nos voisin·e·s.
Le Festival de la Tour Vagabonde a lui-aussi été créé dans ce but. Les Balades Théâtralisées à Genève et le Festival Madame de Staël à Coppet entreprennent de remettre en situation le passage des grands esprits dans la région. Quant à la Nuit des musées, elle n’a de cesse, chaque année, de se réinventer pour encourager toutes les générations à découvrir un patrimoine qui se tient là, si accessible.

Échanger aussi est l’un des mots d’ordre de nos interlocuteur·trice·s.
Mettre en commun les talents aux Croisées des cultures des Ateliers d’ethnomusicologie, partager différentes vision du sacré au festival Agapé.

Si une partie de notre passé est source d’inspiration et de richesse, il y a parfois aussi des situations à changer, des idéaux à poursuivre.
Un endroit où creuser pour comprendre ce que l’on pourrait envisager différemment. Commencer jeune à éveiller son esprit empathique par exemple, comme le promeut la Maison de la créativité. Dans le domaine des différences et de l’inclusivité, la Fête du Slip se fait porte-parole. Il y a des drames tus qui, à force de persévérance, sont révélés à travers le cinéma, comme le fait le film “Ximei”. “Z” revient au moyen du théâtre sur les populations d’Amérique latine opprimées. Ainsi, chacun·e exprime sa part de revendication, transmet sa part d’amour à travers l’art.

Katia Meylan
Rédactrice en chef