Éditorial 2017-08-28T09:47:15+00:00

Après une pause estivale, L’Agenda est
de retour pour une nouvelle saison!

Une pause, ai-je dit?

En un sens, oui, car vous avez pu voir L’Agenda arborer quatre mois durant la peinture aborigène du
Musée d’ethnographie sur sa couverture, et dans ses pages, la liste d’événements s’amenuiser pour
les mois de juillet et août. Les salles de spectacles affichaient les unes après les autres “rendez-vous
à la rentrée!” sur leurs portes. Seuls les festivals – encore que “seuls” soit là une façon de parler, car
ils étaient plus d’une septantaine dans toute la région lémanique – n’ont pas cessé de proposer des
concerts et des représentations.

Mais ce qui, décrit ainsi, ressemble effectivement à une pause des salles culturelles – et par conséquent,
de L’Agenda, dont la mission consiste à relayer leurs événements – était en réalité une prise d’élan, de
toutes nos forces conjuguées, pour mieux se propulser dans la saison 2017 – 2018. Ce numéro m’aura
fait plus transpirer que le soleil de Suisse-romande, et heureusement, j’ai été très bien entourée, par les
bénévoles habitués ainsi que par les nouveaux venus pour la rédaction du n°69.
De mai à août, L’Agenda s’est donc rendu à de nombreuses présentations de saison, a rencontré des
directrices de théâtre et des responsables de communications, épuisés mais fiers de ce qu’ils avaient
à annoncer à leur public, après un travail d’arrache-pied. Et en découvrant peu à peu la diversité de ce
que la région aurait de culturel à offrir pour l’année à venir, je crois pouvoir affirmer que les artistes
eux non plus n’ont pas beaucoup bronzé cet été.

L’enthousiasme et la curiosité du public étaient évidents, au vu du nombre de personnes présentes
lors des conférences de presse, de loin pas tous des journalistes: pour n’en citer que quelques-unes, la
vaste salle de L’esplanade du lac comportait à peine quelques sièges libres, la fréquentation du jardin
de la Julienne à Plan-les-Ouates a avoisiné celle d’une plage de Malaga, et je ne pense pas que seuls
les mojitos y étaient pour quelque chose, le POCHE/GVE était plein à craquer. Malheureusement,
on ne peut pas en dire autant des poches des structures, qui, on le comprend rapidement au fil des
discussions, voient pour la plupart leur budget réduit, comme chaque année malgré un intérêt
constant du public et un fort besoin d’événements fédérateurs, tout particulièrement à notre époque.
Mais pour ne pas rester sur une note négative, ce qui est certain, c’est que nos salles, nos musées, nos
troupes et nos orchestres romands parviennent toujours à nous concocter des saisons qui s’annoncent
exaltantes. Je vous souhaite de tout coeur d’avoir un peu de temps et des folles envies de culture pour
aller découvrir ces premiers spectacles 2017 – 2018.

Katia Meylan
Rédactrice en chef