Quatre saisons pour que jeunesse éclose 2017-06-27T15:37:21+00:00

Quatre saisons pour que jeunesse éclose

La première date de l’édition 2017 du Festival 4 Saisons a été traversée avec énergie et enthousiasme par toute son équipe. Ce fut aussi “le concert de loin le plus plein depuis que le festival existe”, note son organisateur Oleg Gafner. Et L’Agenda a pu s’en rendre compte à ses dépens: victimes du succès de ce jeune festival, nous n’avons même pas trouvé une petite place pour nous asseoir et écouter le concert, samedi 4 mars dernier à la Maison de Quartier de la Pontaise à Lausanne. Tout était complet depuis des jours! Heureusement, trois autres dates sont prévues en 2017 pour se rattraper.

Lorsqu’on lui demande quand est-ce que selon lui, le fait d’être jeune lui facilite la tâche, Oleg Gafner admet que l’effet “buzz” d’un directeur de festival de 13 ans –âge qu’il avait lors de la première édition– lui a permis d’être médiatisé très vite, et que c’est ainsi que le festival a pu se faire une place. Ce modeste qui a une foi totale en son projet était même déçu que l’attention soit portée sur lui plutôt que sur le côté novateur du concept.

Parlons donc du concept, dont l’identité repose sur deux idées principales: offrir aux jeunes musiciens la possibilité de se produire sur scène, et un format original de quatre concerts uniques par année. Et au final l’un va dans l’autre, car le format est pensé précisément pour les jeunes en école de musique: les élèves ayant un examen en mars pourrait s’entrainer au concert de printemps, alors que ceux qui auraient été choisis à la Fête de la Musique opteraient pour le concert d’été, par exemple. Une possibilité sans précédent de jouer devant un public dans un autre cadre que les cinq minutes auxquelles ils ont droit lors d’une audition d’école de musique. Lorsque l’on évoque le fait qu’un festival créé pour les musiciens et non pour le public est plutôt inhabituel, Oleg Gafner assume ses choix. Ce festival, il ne l’a d’abord pas pensé “pour faire plaisir à un public, mais dans l’optique d’offrir une structure aux musiciens”. L’idée est née d’un réel besoin qu’il constate par lui-même: celui d’une transition en douceur avant d’être propulsé sur le devant de la scène pour un concert d’une heure, en offrant aux musiciens la possibilité de présenter un programme d’une trentaine de minutes. Ensuite, le public a tout naturellement suivi. Et il n’est pas là uniquement dans l’idée de soutenir les musiciens. Il est très éclectique: certains sont réellement là pour profiter d’un concert de très bonne qualité, ils apprécient ici de découvrir les futurs musiciens du paysage classique romand. Certains mélomanes “sont régulièrement à l’OCL ou à l’Opéra, ils font confiance à la programmation”.

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Texte: Katia Meylan

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