Merci!

Nous avons eu la grande tristesse d’apprendre, le 9 juin dernier, le décès de Jean-Jacques van den
Broek, fondateur de L’Agenda, après une lutte courageuse contre la maladie.

Nos pensées vont à son épouse, ses filles, son beau-fils et son petit-fils.

Il avait fondé Passion Culture en 2008, devenu L’Agenda en 2013, avec un enthousiasme qui, m’a-t-il raconté, lui avait notamment fait créer des T-shirts estampillés pour aller, lui-même ainsi que les rédactrices et rédacteurs, présenter la revue à la sortie des spectacles. Pour ce qui était du contenu, il nous accordait toute sa confiance, tout en nous prêtant une oreille attentive lorsqu’il le fallait. Il avait la passion du détail en ce qui concernait la fabrication, et était toujours présent lors de la réception d’une nouvelle édition imprimée. Non seulement pour en inspecter la façon, mais également pour mettre la main à la pâte dans l’étiquetage et l’envoi des exemplaires.

En tant que président de l’association, il a prouvé à maintes occasions son soutien aux rédactrices en chef successives, ainsi qu’aux stagiaires.
Je me rappelle à cette occasion d’une anecdote, lorsque j’étais en stage à L’Agenda, en 2015. Ayant obtenu mon permis de conduire quelques semaines plus tôt, j’avais pris la voiture de l’association en soirée pour aller faire une interview à Divonne après un concert. N’étant de toute évidence pas encore à l’aise sur la route, je m’étais perdue sur le chemin du retour, et avais mis plus d’une heure à rentrer – alors que le trajet devait tenir maximum en dix minutes. Il était au bureau à ce moment-là, et devant mon air déconfit, m’avait spontanément proposé d’aller conduire ensemble le lendemain, afin que je m’habitue à la voiture et aux environs. J’avais été touchée, et avais découvert que son côté exigeant savait faire place aussi souvent que nécessaire à une vraie gentillesse et une volonté d’aider.

Cette impression s’est renforcée lorsque je suis devenue employée de L’Agenda et que nous avons travaillé ensemble; lorsque j’ai pris mon rôle de rédactrice en chef, il a fait en sorte de s’occuper de certaines tâches jusqu’à ce que j’aie pris mes marques. Même après avoir passé son rôle de président de l’association l’année dernière, il a répété plusieurs fois qu’il restait là pour m’aider si besoin, et l’a prouvé en me soutenant à plusieurs reprises.

Work with me people, disait de façon humoristique l’un des tableaux accrochés dans le bureau;
et j’ai été contente de travailler avec lui.

Katia Meylan,
Rédactrice en chef