Passion et souci du détail

Nous les avons écouté·e·s à plusieurs occasions exprimer leur talent et leur complicité sur scène. Nous leur avons demandé, l’année dernière, autour d’une table du Rosey Concert Hall, de nous raconter leurs parcours et ce que leur apportaient, en tant qu’artistes et en tant que personnes, leurs études en résidence dans l’une des écoles les plus prestigieuses au monde. Une couleur s’ajoute au tableau alors qu’il y a quelques semaines, nous avons pu nous glisser dans la salle lors d’une masterclass donnée par leur directeur artistique, Renaud Capuçon. Retour en notes imagées.

Texte: Katia Meylan

Photo: Paul Sutin

On ne s’en cache pas, les élèves de la Menuhin Academy ont la sympathie de la rédaction qui a plaisir à suivre leur parcours, que ce soit depuis le public, derrière son écran lors des Concerts du dimanche – tenus épisodiquement depuis un an en streaming – ou au travers d’autres rencontres, comme lors de cette masterclass de janvier.

Ce samedi-là, Chaofan Wang est le premier élève à se présenter face à son professeur. Il joue, une première fois sans interruption, le 1er mouvement du Concerto n°1 de Paganini. Qu’aura le maître à redire, se demande-t-on alors que les notes se détachent du violon de l’élève, rapides et précises. Les retours de Renaud Capuçon ne contrediront pas notre intuition: ils proposent ou superposent des dimensions à l’interprétation plutôt qu’ils ne corrigent. « Tu es dans un train, on te dit ‘regarde!’ mais, oh, c’est déjà passé ». « J’ouvre la fenêtre et je dois sentir la lumière d’été dès la première note ». Un dialogue s’instaure entre les mots et les gestes de Renaud Capuçon et le violon de Chaofan qui adapte ses réponses en interlocuteur éclairé. Notre oreille, elle, s’instruit.

En plus du rôle de professeur, Renaud Capuçon incarne simultanément le rôle d’ambassadeur Nespresso ce jour-là. La précision simultanément semble nécessaire; en effet, nous savons déjà que le musicien, hormis la direction artistique de la Menuhin Academy, endosse aussi celle des Sommets Musicaux de Gstaad, des Lausanne Soloists ou encore bientôt de l’Orchestre de Chambre de Lausanne, en plus d’être l’un des violonistes les plus prisés de notre époque. Mais là, sur la scène de Rolle, les caméras et les machines à cafés tournent, le musicien évolue dans la pièce en savourant sa boisson s’adressant aux caméras, sans que son implication dans son enseignement n’en pâtisse.

Les représentantes de la marque se gardent elles aussi d’interrompre la mélodie: Avec le concept Nespresso Editions, lancé en novembre dernier, l’entreprise a souhaité à la fois soutenir la culture, partager des tranches de vies avec sa communauté et souligner des valeurs qu’elle a en commun avec ses nouvelles égéries, issues du monde des arts: la passion, l’expertise, le souci du détail. C’est dans ce cadre que Nespresso suit Renaud Capuçon dans son rôle de professeur ce jour-là.

Viendront ensuite deux autres solistes: Bogdan Lutz, en plein travail du mouvement de la Sonate n°2 de Ravel intitulé Blues, et Samyuktha Rajagopal avec le Concerto n°3 de St-Saens. Tous deux seront avec leurs collègues sur la scène du Victoria Hall le 13 mars pour un concert sous l’égide de la Fondation Patiño, qui sera retransmis en live streaming sur la plateforme Arte.TV. Puis, si la situation sanitaire le permet, ils joueront lors d’un concert de gala au Rosey Concert Hall le 23 mars aux côtés de Renaud Capuçon.

Informations à venir sur www.menuhin.com